samedi 8 juillet 2017

Ralentissement passager ou crise prolongée ?

marché action
Lors de mes précédent articles, intitulés
Quand doit on commencer à se préparer pour la prochaine crise ? et Quand viendra la prochaine crise ?,  j'avais envisagé des scenarios ou les marchés actions subissaient un revers. Depuis le CAC 40, a subi une baisse de 5.6% entre son plus haut récent de 5431 points et son niveau actuel à 5145 points, tandis que le MSCI world perdait 3.3% (valeur en euro) porté encore et toujours par le marché américain.

Paradoxalement, cette correction est causée par une amélioration de l'économie: plus l'économie réelle va bien, plus les banques centrales resserrent leur politique de quantitative easing, refroidissant les ardeurs des acteurs de marché. Les taux américains sont attendus en hausse en direction de 3%, en contredisant peut-être ceux qui attendaient que les taux ne montent ne montent que progressivement.

On parle de "normalisation" des politiques de banques centrales, vers un arrêt définitif des politiques d'achat de titres et une réduction du bilan des banques centrales.

Les investisseurs sont pris dans un étau: Les taux montent, donc les prix du marché obligataire baissent, les détenteurs de dettes long terme sont défavorisés, mais les émissions de titres et les prêts aux particuliers deviennent plus attrayants. Parallèlement, la croissance repart, le chômage baisse, la consommation augmente, les entreprises génèrent plus de chiffre d'affaire, et le rendement de dividende des titres actions augmentent.

Si la dette est plus chère, les entreprises vont avoir recours au marché action pour lever des capitaux, diluant les valorisations de titres. Mais si l'inflation reprend, les titres obligataires verront leur rendements réels passer sous ceux des marchés actons.

On voit bien que pour dérailler cette dynamique, il suffit que la tendance sur l'économie réelle fasse une petite pause, et les marchés taux vont phagocyter les marchés actions.

Comme les actions sont actuellement très chères (surtout sur le marché américain), on voit les forces compressives qui se profilent pour les marchés pour l'été. Quand au risque géopolitique, disons que les marchés ont pour l'instant appris à les ignorer.

Rien de trop inquiétant pour l'instant. Je vais juste entamer un petite phase d'accumulation de liquidités en attendant que tout cela se tasse. J'aurais des munitions à envoyer à la rentrée ou pour Noël. Nul doute que de nombreux intervenant feront de même, la fin de l'été sera peut-être intéressante.











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