samedi 10 juin 2017

Quand doit on commencer à se préparer pour la prochaine crise ?

Dans le précédent article, j'avais évoqué l’imminence probable d'un retournement de marché dans les années à venir.
Entre temps, rien à signaler, rien n'a vraiment bougé et pourtant on ne peut pas non plus vraiment dire que tous les voyants économiques soient passés au vert ou que le risque géopolitique ait disparu.

Pour autant, doit-on sortir progressivement du marché à l'approche de potentielles baisses ?

Dans la littérature, déterminer les points hauts et les points bas du marché s'appelle le market timing. Et le problème c'est que cette pratique est théoriquement impossible. 

D'abord La théorie de l’efficience des marchés nie la possibilité d'avoir accès à des informations privilégiées qui permettraient de prédire les marchés. Les prix des actifs sont des processus stochastiques donc imprévisibles.

D'autres raisonnements statistiques rejettent cette hypothèse par ce que sortir du marché réduit le nombre de jours activement investis ce qui empêche de bénéficier des meilleurs jours des marchés:
Do investors obtain their long term returns smoothly and steadily over time, or is their long term performance largely determined by the return of just a few outliers? How likely are investors to successfully predict the best days to be in and out of the market? The evidence from 15 international equity markets and over 160,000 daily returns indicates that a few outliers have a massive impact on long term performance. On average across all 15 markets, missing the best 10 days resulted in portfolios 50.8% less valuable than a passive investment; and avoiding the worst 10 days resulted in portfolios 150.4% more valuable than a passive investment. Given that 10 days represent less than 0.1% of the days considered in the average market, the odds against successful market timing are staggering.
Un argument vivement rejeté par d'autres auteurs, qui arguent du fait que les fameux 10 jours les plus positifs et 10 jours les plus négatifs surviennent aux même moments qui correspondent aux crises du marché, un argument qui est appelé volatility clustering an anglais.

Suivant cet argument, les investisseurs prudents devraient sortir des marchés à l'approche des pics de volatilité, ce qui peut sembler paradoxal vu que les jauges de volatilité sont actuellement au plus bas.

En fait, l’investisseur se voit offrir deux choix, sortir avant que la volatilité ne soit trop haute, ou entrer directement après qu'un pic de volatilité ait été réalisé.

Une des façon de prendre le large avant que la volatilité ne prenne le dessus, c'est de s'astreindre à une stricte discipline de Trend Following. Ce qui sera  le sujet de mon prochain post.



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