samedi 27 mai 2017

Lien: Siraj Raval Activation function

Juste un petit lien: La dernière vidéo de Siraj Raval. Encore une fois une vidéo claire et très intelligemment faite.

jeudi 25 mai 2017

Diversifier ver les small-caps

Actions Small Caps

Victime de la mode: Pourquoi les particuliers sont toujours attirés par les Méga Caps

J'ai remarqué depuis longtemps que les particuliers, lorsqu'ils prennent position sur le marché action, ont tendance à privilégier les titres qui sont liés à une marque ou une image publique.
La grande puissance des marques et des grands groupes tient au fait qu'il sont familiers et rassurants pour le grand public, ce qui attire aussi les investisseurs.

Par exemple, quand une entreprise américaine achète du temps d'antenne lors du Super Bowl, le titre de cette entreprise profite d'un effet positif qui se poursuit jusqu’à 20 jours après la diffusion du stock publicitaire.

Si vous faisiez un sondage dans votre entourage sur les entreprises les plus à même de survivre et prospérer à l'avenir, vous recevriez toute une liste de grosses entreprises bien connue du grand public, Danone, Société Générale, bnp paribas....

Pourtant, les plus grandes entreprises n'ont jamais apporté un avantage pour l'investissement dans le marché action, au contraire, on sait depuis des années que les petites entreprises ont en moyenne un avantage sur les méga-caps sur le long-terme. Les travaux séminaux sur ce sujet ont rapporté en 2013 un prix Nobel aux chercheur Eugene Fama, auteur avec Kenneth French, d'un modèle à 3 facteurs
qui distingue un facteur SMB (Small Minus Big)

Bien sur, cette attractivité doit être contre balancée par d'autres considérations. D'abord, sélectionner des Micro Caps nécessite un investissement en recherche et analyse substantiel qui n'est pas à la portée de tout les investisseurs. Ensuite, les plus grands rendements des petites capitalisations doivent être vus comme une compensation de risques financiers plus importants (faillite, concurrence, mauvaise gestion...)

Pour illustrer cette assertion, comparons le rendement de l'indice des plus grosse capitalisations française le CAC 40 et un indice de capitalisation plus vaste, contenant des valeurs plus petite, le CAC All Tradable (ex SBF 250). Sur 20 ans, le CAC 40 a subi une hausse de 106.3 %, tandis que sur la même période, le CAC 40 All Tradable lui gagnait 142,5%.

CAC 40 All Tradable (SBF 250) vs CAC 40

 

samedi 20 mai 2017

Impact de Trump sur les marchés actions

Trump stupide

Encore Trop tôt pour parler d'impeachment

La nomination de Robert S. Mueller III au poste de procureur spécial (special counsel) est loin de marquer la fin de l'administration Trump à la maison blanche.

Le président des États-Unis dispose d'une immunité de fait contre toute procédure judiciaire. Si le procureur spécial vient à recommander que des charges soient retenues contre le président,  ceci ne garantit pas a destitution. En effet, l'impeachment est un processus politique et non criminel. Pour amener une destitution en faveur du vice président, il faut une majorité au congrès, et une super-majorité au sénat (2/3 des 100 sénateurs).

Pour obtenir ce consensus politique qui outrepasse les camps partisans actuellement en place, il faudra que le procureur spécial construise un dossier d'accusation solide, ce qui vu l'étendue de la conspiration prendra plusieurs mois, voir plusieurs années. Et encore, même si les charges sont très lourdes et incriminantes pour Trump, il ne faut pas s'attendre à ce que les congressistes républicains  s'opposent au président avant que sa popularité auprès des voteurs républicains n'aie considérablement diminuée.

Les conséquences d'une enquête longue et difficile


probabilité destitution donald trump

D’après les dernières nouvelles,  l'enquête du procureur spécial devrait pouvoir émettre ses premières assignation à comparer (subpoena en latin: terme légal en usage aux USA) dans les jours à venir, et ce de manière répétée pendant une longue période, ce qui devrait entretenir encore plus l'incertitude politique qui pèse sur les États-Unis actuellement.

Alors que l'acte de destitution en lui-même est sujet à des interprétations vastement divergentes  suivant le point de vue (nous y viendront...), l'incertitude a toujours coïncide avec des performances sub-optimale pour les marchés action. Cette approche liant le risque politique et la performance des marchés actions a longtemps été promue par l’économiste et prix Nobel Robert Shiller. Sur cette base de nombreux index de l'incertitude politique ont été construits. A terme, une hausse des indices d'incertitude politique est associée à une baisse des niveaux des indices actions.

Sur le court et moyen terme  donc, rien de bien folichon à attendre du marché US. Qu'en est-il de l'impact de la destitution le jour ou elle survient ? 

Tout d'abord, comme pointé assez correctement par cet article de Time Magazine, il est impossible de tirer un parallèle entre le contexte du scandale Russe et le Watergate, le contexte économique est complétement différent, et notre façon de réagir à un monde qui évolue aussi.


Ne jouez pas à la roulette russe...


De toute façon, faire un pari sur l’évolution politique de cette crise constitutionnelle, c'est jeter les dés et attendre le résultat. A moins de disposer d'informations confidentielles, c'est un exercice qui est l'opposé de celui que doivent mener tous les investisseurs lorsqu'il doivent faire leur choix d'allocation.

Je recommanderai pour ma part à tous ceux qui ont construit leur portefeuille pour inclure une part substantielle d'actions américaines de se reporter sur des actions européennes ou même sur des obligations. (note: cet article de Bloomberg ne modifie pas pour l'instant mon analyse)

Trump est la plus mauvaise chose qui nous soit arrivé depuis le Brexit. On peut espérer que sa destitution permette d’effacer tout le mal qu'a causé cet individu, mais par précaution il vaut mieux se préparer au pire.








samedi 6 mai 2017

Lien : Are humans too cognitively limited to be effective citizens in the modern world?

 https://aeon.co/essays/the-complexity-of-social-problems-is-outsmarting-the-human-brain


https://aeon.co/conversations/are-humans-too-cognitively-limited-to-be-effective-citizens-in-the-modern-world

MacronLeaks: Une stratégie contre-productive ?

Flux de conscience sans forme ni structure:
Poutine MacronLeaks
A l'heure ou je vous parle, tous les réseaux souverainistes de droite se réjouissent de l'intervention d'un pays étranger dans le paysage politique Français.

C'est mesurer la confusion ambiante, que de s'étonner de voir l'influence de l’Allemagne tellement critiquée alors même que la Russie et l’Amérique alt-right se voient plébiscitée.

Fake news et отдел агитации и пропаганды avance main dans la main, bouche à bouche, indissociables. Drôle de ligne de front....

Trump poutine le pen

Comment résister à la propagande ?

Pourtant la campagne de désinformation mondiale à laquelle nous assistons aujourd'hui, peut paradoxalement être vue comme un signe d'impuissance. Ces documents  ne convainquent que seuls qui veulent y croire, personne n'en ignore la source et l'intention.

Quand #MLP, propage la rumeur des comptes offshore, dans la seconde qui suit personne n'en ignore la source, et ceux qui la diffusent eux-même n'y croient pas. Ils cherchent en vain sur le marché de la crédulité des preneurs, amis personne n'en est à ce point là. Quant personne ne croit à une rumeur pa même ceux qui la propagent, on est plus dans le rituel et la croyance magique et moins dans l'action politique. En fait, on se réconforte les uns les autres au sein de gens qui nous ressemblent et les coups n'arrivent pas à percer les ligne de front.

On me pointera la victoire de Trump comme illustration du succès de ces campagnes. Mais alors même qu'une élection était renversée, on est revenu au point de départ. Les croyances se répartissent suivant les lignes de clivage politique. Ou sont les démocrates trompés
colonnes: (Total, Rep, Dem, Ind)
Sondage trump russie
Ce que je veux dire, c'est que les seuls convaincues par ces fake news, sont ceux qui sont déjà convaincus.

Qui se sent menacé ?


Effet paradoxal, dans la mondialisation, tout le monde se sent menacé. Uniformément, tout le monde craint que son mode de vie, ses traditions doivent disparaître.

En Turquie, le mode de vie et les traditions musulmanes des classes rurales se sent menacé par le mode de vie occidental, par la liberté sexuelle, par l'homosexualité par le christianisme. En Europe, la liberté de mœurs, la laïcité, la tradition chrétienne se sent menacée par le spectre de l'expansion des valeurs de l'islam. Les deux peurs se regardent en mirroir exact reflet l'un de l'autre.

Partout les campagnes jugent les villes, Babylones ou toutes les perversions tous les outrages deviennent possibles, toutes les unions mixtes, toute les désacralisations.  Aux États-Unis, les texans regardent les new-yorkais. En France, les provinciaux regardent les parisiens. En Russie,  les classes populaires et rurales regardent les intellectuels des grandes villes. En inde, les paysans regardent la liberté des villes et rejettent le mode de vie à l'occidental.

Le monde est en transformation, les modes de vie se mélangent et partout au lieu d'une dilution, on observe un renforcement identitaire.

Plus le monde s'apprête à changer, et plus tout le monde freine des quatre fers....

L'argent confronte la dictature de la médiocrité, la majorité critique la dictature de l'argent avec comme chef d'orchestre les rois de l'argent.









lundi 1 mai 2017

Dividend Aristorats ?

Des dividendes en veux tu en voilà

bourse actions diviendesAlors que dans le contexte actuel des élections françaises, les dividendes ne sont pas très aimés.

Chez les investisseurs, en ce moment, les stratégies Dividends Aristocrats et autres Dividend Growth  font fureur.


Je vais maintenant jeter un coup d’œil sur les stratégies axées sur le choix de titres à haut dividendes.

Le contexte

L'engouement pour les dividendes est un engouement par défaut. Alors que les années 80 offraient aux investisseurs des livrets A à des taux de plus de  9%  (avec l'inflation qui va avec il est vrai), les taux de rémunération sont tombés à 0% et ceux de l'assurance vie à peine à plus de 2%. Au même moment, la valeur de l'indice CAC 40 n'a jamais atteint les niveaux d'avant la crise, offrant des rendements très limités aux investisseurs.

Alors que tous les sources de rendement se sont épuisés, les investisseurs se tournent naturellement vers les dividendes, qui lors des décennies précédentes n'avait pas pesé dans leur choix.

Dans ce contexte, les investisseurs ont tendance à percevoir les dividendes comme un revenu sûr. Mais rappelons, que les dividendes sont aussi liés aux cycles économiques que les actions, ils en portent les mêmes risques. Les portefeuilles orienté dividendes ne sont pas moins risqués que les portefeuilles de marché.

Surtout, l'attraction pour les dividendes commence à être un problème en soi. En effet, suite à la ruée des actionnaires vers les dividendes, les valorisations de ces titres sont parties en sucette

Les dividendes ne sont pas gratuits...


Si les dividendes paraissent aussi attrayants, c'est que il 'est pas immédiatement perçu que les distributions de dividendes se font au détriment de la valeur des titres. Pour tout dividende versé, c'est une partie des bénéfices qui n'est pas utilisée pour développer l'activité de l'entreprise. Et en conséquence, pour 1€ de dividende perçu, le titre doit dévisser de 1 €

Qui plus est, la perception des investisseurs est que les dividendes sont stables dans le temps, or rien n'est moins vrai, une entreprise en difficulté ne va pas maintenir son dividende...

Suivant le raisonnement développé par Hartzmark & Solomon en 2016,  si deux titres voient leur prix passer de 5€ à 6€ mais que le second arrive à 6€ en passant d'abord par 7€ puis en versant un dividende de 1€,  l'investisseur qui ne voit que les fluctuations de prix pensera que les deux titres sont équivalents, tandis que l'investisseur qui ne voit que les dividendes considérera que les 1€ de dividende sont un cadeau sans contrepartie.

Les auteurs parlent de 'free dividend fallacy' (en français: mythe des dividendes gratuits).

En allant plus loin, les auteurs notent que les investisseurs institutionnels ou particulier ne réinvestissent quasiment jamais les dividendes dans les titres émetteurs. De sorte que les jours ou beaucoup de versements de  dividendes ont lieu, les titres n'en versant pas sont avantagés.

En tout les auteurs estiment que les investisseurs misant sur les dividendes perdent entre 2 et 4% de rendement annuel dans cet exercice:

Hartzmark & Solomon 2016 dividend fallacy
Et ils ne sont pas les seuls loin de la à pointer ce coût disproportionné des dividendes. Un auteur que j'apprécie particulièrement, Meb Faber, en a fait un de ses sujets favoris. Il estime lui à 3% la perte annuelle associée à une sur-pondération des dividendes.

Les dividendes: des stratégies pas si attractives que ça sur le long terme


Comme pointé par Meb Faber, une stratégie Dividende n'est pas fondamentalement différente d'une stratégie Value.
Mais, pour les raisons comportementales citées plus haut, les dividendes aristocrates sont chers, et leur rendement sont inférieurs au simples stratégies Value. Et ce avant impôt.

Après impôt cette perte pourrait s'élever à 4.5% suivant le degré d'imposition.


 

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