lundi 15 juin 2015

Loi Alur et encadrement des loyers parisiens: une loi grossiére et crétine

Zonage loi alur encadrement des loyers
C'est arrivé ce vendredi, de manière discrète, le texte d'application de loi ALUR relatif à l'encadrement des loyers dans Paris intra-muros a été publié au journal officiel. Un zonage a été proposé par l'OLAP (voir image ci-dessus) et les loyers médians applicables sont aussi disponibles.

Nous allons montrer que cette loi est formidablement inadaptée à ses objectifs. Notre raisonnement tient en quelques lignes. J'en donne ici le résumé que je vais développer par la suite:

Suite à cette loi, les loyers vont être abaissés artificiellement de 20% dans paris intra-muros. Voyant leur rendement s'établir dans le négatif, les bailleurs vont déserter le marché de la location dans Paris. Aucun nouveau bail ne sera signé et le stock de biens locatifs va être vendu en masse, entrainant une baisse des prix de ventes. Cette baisse se propagera par contagion à la petite et à la grande couronne.
Voyant les prix baisser, les primo-accédants vont se retrouver seul sur le marché et vont enfin pouvoir envisager un achat, ce qui va réduire la part des logements voués à la location. En conséquence, le nombre de biens à la location dans Paris va se réduire, les postulants seront plus nombreux, et seuls les meilleurs dossiers trouveront une location, laissant les locataires pauvres qui étaient censés être les bénéficiaires de cette loi dans la mouise. CQFD.

En quoi ce dispositif aura-t-il contribué à réduire les inégalités sociales ? Pourquoi choisir Paris alors que les vraies inégalités sociales sont dans la grande couronne ? Faut-il pour résoudre le problème du logement en France mettre en concurrence sur la même zone limitée les foyers les plus riches et les plus pauvres ?

jeudi 11 juin 2015

Value at risk vs Expected Shortfall

VaR vs expected shortfall


Pourquoi le risque est-il si dur à mesurer ?


Jon Danielson et Chen Zhou de la London School of Economics viennent de publier en avril 2015 un white paper intitulé : Why risk is so hard to measure? qui remet en cause les idées préconçues sur la value-at-risk (VaR) et l'Expected Shortfall (ES). Contrairement à l'idée reçue, les auteurs tentent de démontrer que l'expected Shortfall n'est pas une meilleur mesure du risque que la VaR. Nous allons détailler les grands points de leur démonstration après avoir posé quelques définitions.

Rappelons que cet article s’inscrit dans une série sur les  mesures du risque financier:
- Introduction à la VaR
- Production de l'indicateur de VaR
- Risque de contrepartie: EEPE
- la CVA


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