samedi 4 avril 2015

Un point sur la situation de la Gréce en 2015

Grèce dette 2015
En 2013, J'avais écrit un article sur la situation de la Grèce portant sur un article bien fait du New York Times liant la crise économique de la gréce à celle des Etats Unis lors de la Grande dépression.

Nous voici en 2015, et la situation n'a guère changée entre la Grèce et ses débiteurs. Je profite de l'échéance de ce 9 avril 2015, ou un bras de fer est engagé sur un versement de 458 millions d’euros destiné au FMI, pour refaire le point.

Alors cette dette grecque, elle est comment ?

Dette gréque
Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessus, la dette grecque est grossièrement détenu maintenant par 4 types d'intervenants avec chacun un quart: des institutions grecques, des banques et assurances étrangères, le FMI, et la BCE.
Rapportée au nombre d'habitant, il s'agit d'une dette de 38 844 $, à comparer la dette Française de 42 000 $, mais le PIB de la Grèce n'est que de 26 861 $ contre  40706 $ pour la France. Au total, la dette de la Grèce correspond à 174.9 % de son PIB pour 93.5% en France.

Encore faut-il comprendre que le gouvernement grec, doit compter sur une économie souterraine; les grecs ne sont vraiment pas fan du travail déclaré et des impôts. L'évasion fiscale en Grèce correspond à  plus de 12% du PIB !. Un manque à gagner de 40 milliards d'euros tout de même.

Et comment on s'en débarrasse ?

Comme on la dit plus haut, un quart de la dette grecque est détenu par la BCE et cette dette est libellée en euros. Or, la BCE est l'organe souverain capable d’émettre des euros. La BCE pourrait considérer la dette européenne comme nulle, et imprimer les billets nécessaires pour  combler le vide créé, mais de toute évidence cela aurait un impact sur la pacte politique de stabilité monétaire de la zone euro: un objectif de 2% tout au plus d'inflation.

On est pourtant loin de cet objectif. La crise de l'emploi en zone euro, le marasme économique mondial qui fait chuter les prix du pétrole, tout cela contribue à maintenir l'inflation au plus bas. On voit mal comment une politique de réduction de dette grecque pourrait changer quelque chose à ça. Mais un euro fort protège une Europe qui est trop dépendante de ses importations, notamment énérgétiques.

De manière générale, les pouvoirs  publics en zone euros sont trop timides pour mener une politique de relance vraiment efficace. Un allégement du poids de la dette pour les pays les plus faible de la zone euros semble pourtant être une bonne solution pour relancer l'économie par le bas...

Mais le keynésianisme  doit encore faire du chemin dans l'esprit des économistes qui dirigent nos banques centrales. Quand par ailleurs ne viennent pas s'y glisser de vieux préjugés aux relents nauséabonds.






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