samedi 25 avril 2015

Comment pricer les Swaps de taux (Intrest Rate Swap)

Pricing des swaps de taux

Quelques définitions.


Un IRS ou Swap de taux est un contrat à terme échangé sur les marchés OTC. La plupart de ces contrats sont standardisés par l'International Swaps and Dervivatives Association.

Ce contrat constitue un accord entre deux contreparties pour échanger des flux financiers dans le futur. Les IRS sont rangés dans la catégories  des produit de taux: Comme pour les coupons des obligations, les deux contreparties échangent des versements qui sont proportionnels à un taux et à une valeur faciale.

Dans sa version la plus simple, un contrat IRS va amener une contrepartie à payer un taux fixe et recevoir un taux variable qui sera modelé sur les taux inter-bancaires (EURIBOR/LIBOR), tandis que l'autre partie recevra ce taux fixe et payera le taux variable.

Une contrepartie détenant un contrat IRS sera donc soit la contrepartie 'receveur taux fixe, payeur taux variable', soit la partie 'receveur taux variable, payeur taux fixe'. Tous les flux fixes seront regroupés dans une patte dite taux fixe. tous les flux variables seront regroupés dans une patte dite taux variable.

Un IRS standard est décrit par les données suivantes:
- Une valeur faciale, appelée nominal, qui est utilisée pour calculer les flux échangés. Attention, contrairement à une obligation, le nominal des IRS n'est jamais échangé.
- Une maturité ou ténor.
- Le taux de la patte fixe, sa fréquence de paiement (trimestriele, semestrielle, annuelle).
- L'indice de référence de la patte variable (LIBOR+0.7%)  et sa fréquence de paiement.

Évaluation des pattes


Nous allons suivre la notation suivie par le document de Gerald Gay en annexe, en complétant les informations si nécessaire par d'autre sources.

Notons BFix la VAN d'une obligation à taux fixe de principal F versant des coupons C̅ aux temps t1,....,tn. Notons BFlt (float) la valorisation d'une obligation à taux variable versant des coupons C̃.

La VAN corresponds à la somme des flux multipliés par un terme d'actualisation (Discounting factor) dépendant de la maturité:


Ou 0Rt désigne le taux  LIBOR. zéro coupon de maturité t .

Dans le cas d'un IRS receveur fixe, payeur variable, la valeur de notre swap sera donnée par V= BFix-BFlt. Dans le cas d'un IRS payeur variable, receveur fixe, ce sera l'opposé.

Un swap nouvellement créé qui serait sans avantages pour les deux parties devrait être valorisé à 0. En effet si BFix=BFlt, alors le swap est valorisé par les deux parties à 0.


Valeur au pair (par value rate)



Cette égalité va nous permettre de définir le prix du swap ou par value. C'est le taux fixe tel que BFix=BFlt. Dans la pratique, ce taux est obtenu en donnant la valeur de nominal 1 à la patte variable et en valorisant la patte fixe suivant la méthode décrite ci-dessous pour résoudre l'équation sur les taux

Simplifications sur la patte variable


Lorsque un investisseur détient une créance sur le marché interbancaire de nominal N et maturité T servant le taux LIBOR, alors la valeur présente de cet instrument est par définition N car le coupon versé est proportionnel au nominal et au taux interbancaire sur la maturité T 0RT .

De la même manière, si on décompose la patte variable en une série de paiements servant le taux forward 0RT sur leur maturité T, on sait qu'au moment du paiement d’intérêt, la patte variable à une valeur présente N : Un investisseur se refinançant périodiquement sur le marché interbancaire sera capable de répliquer la performance de la patte variable, et la valeur présente de son investissement est aussi N. On parle de reset suite au roll-over  du swap à chaque date de paiement. De fait la valeur de la patte variable quand on déplace le curseur temps suit :

Patte variable swap


Comment valoriser le Swap en dehors des dates de paiement ?

Supposons que l'on se place juste après l'émission de la patte variable à t0. Le prochain versement de coupon aura lieu à t1. Notons r0 le taux Libor de maturité t1, ce taux peut-être ramené à un taux annuel (t1/360),  le coupon versé est déterminé au début de la période et sa valeur sera C̅1=N*r0.

Immédiatement après le paiement du coupon, comme expliqué précédemment sa valeur sera N. il en découle qu'avant ce paiement la valeur de BFlt sera N+C̅1  soit N( 1 + r0). 

Introduisons un maintenant une date t* comprise entre t0 et t1. A cette date un nouveau taux Libor r* sera en effet. En actualisant BFlt par ce taux, on obtient:


Prenons l'exemple d'un swap de maturité 1 an (360 jours) de nominal 1.0 ayant deux paiements semestriels à t=180 et t=360. Supposons que les taux forwards annualisés soit 0R180=6% et 0R360=7%.

Le premier coupon versé par la patte variable du swap sera  déterminé en début de période 0.06*180/360*1= 0.03 €.

Si 10 jours passent, soit t*=10,  les dates de paiement de coupons sont donc maintenant dans 170 et 350 jours. De  nouveaux taux sont à prendre en compte 0R170=6,5% et 0R350=7,5% alors la valeur du swaps sera:
Pricing swaps patte taux variable
On notera que la valeur global de la patte variable ne dépend que de la période courante courant jusqu'au prochain versement de coupons et pas des périodes ultérieures.



Patte fixe: Récupérer les données de marché.


Pour la patte fixe, il faut maintenant prendre la valeur de tous les flux et les actualiser par le taux zero coupon de maturité t.

Ce taux est une valeur de marché accessible pour les maturité les plus courtes, mais pour les maturités non standard, ou supérieure aux taux LIBOR, il faut fait intervenir deux mécanismes pour obtenir les taux forward: interpolation et bootstrapping.

Supposons que le marché offre des cotations pour le taux zero coupons Libor 3 mois à 5% (soit 90 jours)  et pour le taux Libor 6 mois à 6% (soit 180 jours). Or si nous souhaitons actualiser un flux à recevoir dans 4 mois (soit 120 jours), quel taux prendre ?

En fait, si on fait l'assomption d'une courbe des taux continue et progressive, on comprendra que le taux pour 4 mois devrait se situer entre 5% et 6%. La démarche la plus simple, pour trouver une approximation de ce taux est d'utiliser une interpolation linéaire (Taux=a*t+b).

En utilisant cette approximation on déduit 0R120=0R90+(0R180-0R90)*(120-90)/(180-120)=5.5%.

Enfin, l'approche du bootstappring, que nous allons détailler plus bas; nécessite de calculer des taux dits forwards. Ce sont les taux qui s'applique à une date dans le futur pour une durée T.

Ce taux forward est obtenu en prenant deux taux connus sur deux maturité de marchés. La formule qui s'applique est :
interpolation des taux forward
Si on reprend l'exemple précédent, le taux 3 mois forwards dans 3 mois est   90R90=(0.06*180 - 0.05*90)/(180-90)= 7%.

Il est maintenant possible de combiner les taux forwards et les taux interpolés pour construire une courbe des taux dites bootstrappée qui combine les deux taux calculés sur l'ensemble des taux de marché s accessibles.

Supposons que nous connaissions le taux zero-coupon 6 mois  0R180 et le taux forward 3 mois dans 6 mois 180R90. Alors on peut calculer le taux zéro coupon sur 9 mois  0R270, Avec la formule:

(1+ 0R270(270/360))=(1+0R180(180/360))*(1+180R90(90/360))

Futures sur EuroDollars et OIS

Pricing swap courbe de taux ZC
Le money market regroupe des instruments de court terme, mais les swaps eux peuvent avoir des maturités importantes de 30 ans et plus. Pour avoir accès aux taux des maturités plus importantes, il est nécessaire de déduire les taux sur d'autres types de produits.

On peut ainsi utiliser les FRA (Forward Rate Agreement).

Les EuroDollars, a ne pas confondre avec les produits FX, sont des certificats de dépots  libellés en dollar qui ne sont pas sous la juridiction de la Fed américaine. Leur nom vient du fait que ces produits nominés en dollars étaient à leur début essentiellement détenue par des banques européenes.

Leur taux de rémunération reflétent celui du Libor, et des futures sur ces  produits existent sur ces produits jusqu'à une maturité de 10 ans.

Par ailleurs, depuis 2008, les taux libor ne sont plus utilisés car ils portent un risque de contrepartie additionnel, ils sont remplacés dans l'industrie financière par les taux OIS. 

Pour les maturités les plus longues, les seuls instruments applicables sont les swaps de taux (wikipedia):
Typical inputs to the money market curve
Type Settlement date Rate (%)
Cash Overnight rate 5.58675
Cash Tomorrow next rate 5.59375
Cash 1m 5.625
Cash 3m 5.71875
Future Dec-97 5.76
Future Mar-98 5.77
Future Jun-98 5.82
Future Sep-98 5.88
Future Dec-98 6.00
Swap 2y 6.01253
Swap 3y 6.10823
Swap 4y 6.16
Swap 5y 6.22
Swap 7y 6.32
Swap 10y 6.42
Swap 15y 6.56
Swap 20y 6.56
Swap 30y 6.56
A list of standard instruments used to build a money market yield curve.
The data is for lending in US dollar, taken from October 6, 1997


 

Annexes

Options, Futures, And Other Derivatives, John C Hull.

Finance de Marché, Roland Portait, Patrick Poncet, 2eme édition.

The Pricing and Valuation of Swaps (PDF)
Gerald Gay, Georgia State University, and Anand Venkateswaran, Northeastern University.

Différence LIBOR-OIS
http://www.investopedia.com/articles/active-trading/061114/what-ois-libor-spread-and-what-it.asp

samedi 18 avril 2015

L'impasse des règles d'austérité imposées à la Grèce.

Grèce dette 2015

Alors que les taux des emprunts allemand s'aventurent dans le négatif, il peut sembler ironique que l'Allemagne ait à se plaindre de prêter à la Grèce au taux avantageux de 13%. Après tout, si la Grèce ne fait pas défaut, l'opération sera très lucrative pour tous ses créditeurs.

Mais à ce jeu là, l’Allemagne risque de perdre plus que son argent, c'est son leadership politique qui est mis en cause. Nul doute que la gestion de cette crise cause une certaine appréhension au sud de l’Europe, pour l'Italie par exemple et ses 132,6% du PIB de dettes.

Mais l’Allemagne n'est pas la seule fragilisée, on peut aussi s'interroger sur la mission de la BCE notamment au vu de son manque de flexibilité et de réactivité. Avec une inflation de l'Euro-groupe négative depuis le début de l'année, une parité de l'euro toujours forte, la BCE faillit à sa mission. autant dire que le poids de la dette n'est pas prés de pouvoir se réduire.

Ce modèle économique du pacte de stabilité, qu'il faudra remettre en cause, montre sa grande incapacité à mener des politiques de relance de l'économie. La BCE, institution cash-rich par excellence, n'a pas les mandats pour relancer les grands projets qui pourrait remettre l'Europe sur la voie. 

On voit mal la BCE engoncée dans son rôle de collecteur de dettes, promouvoir la création d'infrastructures dans les zones sinistrées, sans même parler de revaloriser l'agriculture, développer la recherche, l'éducation, les télécoms, réduire la dépendance énergétique, favoriser les énergies alternatives... 

L'absence de vision de la BCE sur l'avenir de la Grèce est aussi le révélateur de l'absence d'indépendance politique de cette institution, coupable comme l’Allemagne de se satisfaire d'une tutelle de la Grèce qui assoit leur emprise politique sur le reste de l'Europe.

Dans ce contexte, nul échappatoire à l'horizon si ce n'est pour l'Europe de consentir à alléger la dette grecque détenue par les institutionnels.  La BCE pourrait y consentir aisément, en augmentant le nombre d'euros en circulation, et en laissant courir l'inflation

Mais cette ligne de crédit ne doit pas faire stopper les efforts pour assainir l'économie grecque et mettre à bas le clientélisme politique grecque, une direction qu'a déjà prise Alexandre Tsipras, mais qu'il faut poursuivre.

Pour approfondir le sujet:
- Mon article précédent sur la strucutre de la dette grecque.
- L'autopsie des actions de restructuration de la dette grecque. Ou on voit les progrès à faire en terme d'allégement de la dette (debt relief)




jeudi 16 avril 2015

Renforcez-vous sur les actions.

Actions friggit retour sur investissment

Les français comptent trop sur l'immobilier.


L'INSEE publie tous les ans, un état du patrimoine des français, le rapport 2014 est tombé en Juillet 2014.

Pour rappel, en 2012 j'avais décortiqué ce même rapport dans ce post de blog: Immobilier: Le mur.

A l'époque déjà, avec plus de 60% de leur patrimoine investi en actions, les français misait trop sur l'immobilier et trop sur leur résidence principale.

Aujourd'hui, les chiffres du rapport 2014, nous confirment que cette part de l'immobilier continue d'être trop, importante. Ainsi, le patrimoine des français, a peu prés 365 000 euros net,  est toujours constitué à 56% d'immobilier.

Mais attention, cette part contient surtout la résidence principale. Or acheter sa résidence principale n'est pas un placement, c'est une épargne. Quoi que vous en pensiez, acheter pour habiter et acheter pour louer sont diamétralement opposés en terme de politique patrimoniale.

Ce raisonnement est renforcé par un constat:  chez les revenus les plus hauts, sensément plus habiles financièrement et qui correspondent au 1% les plus riches aux US, la résidence principale représente seulement 9% de leur patrimoine.
9% part de la résidence principale dans le patrimoine des plus riches
A l'inverse, cette part est de 63% pour les classes moyennes.
Interrogez-vous sur la place que votre résidence principale prend dans vos investissement...

Cette situation n'est pourtant pas optimale. En effet, j'avais évoqué le sujet précédemment en citant Jacques friggit: Le rendement réel des actions avant impôts est souvent bien supérieur à ce que les gens pensent.

Ne jamais sous-estimer les dividendes


Une action c'est une part d'entreprise, ce qui donne la possibilité de recevoir à intervalles réguliers des dividendes. Lors des périodes de fortes plus-value, quand les titres fluctuent de 20%, les dividendes peuvent sembler négligeables, mais contrairement au plus-values, les dividendes eux sont acquis.

Mieux, ces dividendes peuvent être soit versé en numéraire, soit en titres. Auquel cas, il est possible de renforcer sa position avec les dividendes perçus. On parle de portefeuille dividendes réinvestis.

On devinera que ces portefeuilles titres+dividendes ont des rendements supérieurs à ceux ou les actions ne générerait que de la plus-value. C'est là que nous allons faire référence aux travaux anciens, mais toujours d’actualités de Pedro Arbulu et Georges Gallais-Hamonno.

Il s'agit de La rentabilité réelle des actifs boursiers de 1950 à 1992.
 
Dans ce document, ces deux chercheurs construisent un portefeuille de marché dividendes réinvestis, fiscalité incluse.

En utilisant leur modèle, et les données des indices INSEE sur les titres (un précurseur du CAC 40), ils arrivent au graphique suivant:

Évolution en termes réels des portefeuilles d'actifs  cotés  de 1950 à 1992
La valeur d'un portefeuille de marché de valeur 100 en 1950 aurait atteint  la valeur 1763 en 1992, soit une plus-value de 1663 % (x17 à peu prés), avec un taux moyen annuel de 6.9% par an.

Ce rendement est bien supérieur à celui de l'or ou des obligations. Laisser les actions de coté, c'est négliger le placement le plus rentable depuis 2 siècle.

Sur le même canevas, Jacques Friggit lui était arrivé aux chiffres suivants:

  1. Actions Françaises: Inflation + 6,6 %
  2. Immobilier Paris (sans l'effet de levier): Inflation + 4.8%
  3. Obligations Long terme: Inflation + 3.5%
  4. Obligations Court terme: Inflation +2%
  5. Or: Inflation + 0%

Bien sur, ce rendement va de pair avec un risque plus important, mais sur une période suffisamment longue, la couple rendement risque devient optimal.



Mais attention à l'effet de levier!


Il y a toutefois un point important qui doit être rappelé. 

Dans le système actuel, la seule façon pour un particulier de faire jouer l'effet de levier avec un taux attrayant, c'est le crédit immobilier. A l'heure actuelle, on ne vous prêtera pas d'argent pour miser sur les actions.

Or l'effet de levier a pour effet de multiplier les rendements des investissement. C'est donc un atout de l’investissement immobilier qu'il faut bien prendre en compte.



mercredi 15 avril 2015

Pourquoi je blogue...

Statistiques Blog 2015

 

UNE GRANDE PAUSE...

Mes lecteurs n'auront pas manqué de noter que ce blog après avoir été abandonné par son créateur depuis le 1er mai 2013, revit maintenant depuis le 22 mars 2015.

Entre temps, le vide, ou plutôt, disons que ma vie à pris une autre direction. Maintenant, que tout soit clair entre nous, même si j'ai consacré beaucoup, BEAUCOUP de temps à ce blog, il s'agit avant tout d'un divertissement. Il y a eu, il y aura des périodes ou ce blog n'aura aucune activité parce que j'ai d'autres priorités, et c'est plutôt sain comme ça.

Mais, la, maintenant, chers lecteurs, disons que ce loisir est revenu au top. Or dans la vie, il y a deux types d'activités, celles qui ne s'oublient pas comme le vélo, et puis il y a celles comme les arts martiaux, ou quand on reprends, on a tout perdu.

Blogger c'est comme ça. C'est un sport concurrentiel. Il y a tellement d'informations sur le Web, tellement de gens, et d'entreprises qui font la réclame, que même récupérer un modicum de traffic devient une gageure. 

Certains veulent en faire un métier... bon courage.

Et pourtant, c'est cette lutte contre l'indifférence, justement, qui contribue au plaisir du blogging. D'autant plus que je me suis intéressé avidement au sujet du marketing digital. J'ai lu tous les guides de Seach Engine Optimization ( seo pour les intimes). Maintenant, en y consacrant 1 heure, voire 2 heures par jour, difficile de vraiment percer. D'ou l'aspect sportif, un blogueur c'est comme un sportif de haut niveau, toujours à regarder ses stats, à se fixer des objectifs.

Ça peut rapidement devenir une obsession. En lisant, de vieux blog posts, je suis tombé sur cet article contenant le témoignage de Pete Cashmore du blog Mashable:
So, I would look at the stats everyday and I would go, "Today was worse than yesterday." It would be on a daily basis, I would do this. I would look at the stats everyday and say, "Have I beaten yesterday?" And almost everyday I would have beaten yesterday in terms of the number of people who were reading the site. So, that kind of kept me going. As I would just obsessively look at the numbers, because that's all I had as well. Until 2008, I didn't even meet a single reader of Mashable, I didn't know anyone who read it.
Mieux, à ses débuts, Peter Cashmore postait 5-7 articles par jour !

Autant dire que ce blog, n'a pas encore le contenu nécessaire pour rivaliser. Mais je vais y revenir.

Faisons d’abord un bilan.

Mon Traffic


Grâce à Google analystics, je sais que ce blog a depuis ses débuts servi 174 000 pages, à 45 000 visiteurs. 97 personnes sont abonnées dans ma mailing list. 

Il y a maintenant 123 articles à disposition des lecteurs. C'est peu, mais croyez-moi, c'est beaucoup de travail.

Chaque jour, ce site a servi entre 122 et 717 sessions. Mais attention, ce résultat ne semble pas dépendre d'une quelconque action de ma part. En effet, en juillet 2014, 1 an et 6 mois, après mon arrêt temporaire, Google a finalement décidé d'accepter de prendre en compte ce blog.

D'un coup, en même temps que mon PageRank passait à 2, J'ai commencé à recevoir une vraie base de traffic de la part de Google. Mais là, surprise, pas pour les mots-clé qu'on pourrait penser:

mot-clés enchére inversées

Ce blog est devenu une référence sur les enchères inversées ! Quand j'ai lancé cet article, jamais je n'aurai imaginé que ce mot-clé me rapporterai jusqu’à 50 % de mon traffic. C'est pourquoi il faut continuer à écrire, en multipliant les sujets, on permet au blog d'aller chercher son audience parmi plein de gens différents.

Mes Objectifs


Mes objectifs sont de continuer à parler de ce qui m’intéresse. C'est ça aussi un blog. J'ai une activité professionnelle à coté qui me rapporte de quoi vivre et investir. Avoir un blog, c'est aussi parler de ce qui nous plait vraiment. 

Peu importe si les sujets sont ardus ou trop ciblés, si je voulais attirer du trafic à coup sur, j'aurais fais un site de cuisine ou sur les guizmos.

Parler de ce qui m’intéresse, c'est sur cela que je ne veux pas transiger, par contre, je remets de plus en plus en cause le temps que j'ai pu passer à faire de l'optimisation à créer des liens vers ce blog, les fameux backlinks.

En effet, depuis les updates Pinguin et Panda de Google, de nombreuses stratégies d'optimisation SEO se retrouvent ringardisées: c'est le cas des blogrolls, des guest posts, des commentaires en tout genre.

Ce qui me semble être la piste à présent, c'est créer du contenu, encore et toujours.

Content is King, my friends...



mardi 14 avril 2015

Pinel: toujours aucun intérét...

Pinel duflot investissement immobilier
Bonnet blanc et blanc bonnet

Quand est-ce qu'on va arrêter ces dispositifs stupides ?


Comme ses multiples prédécesseurs, le Robien, le Scellier, le DSK, le Duflot,  et bien le Pinel est au mieux un geste citoyen, au pire un piège à con. Tous les promoteurs immobilier l'ont bien compris, et tentent désespérément de nous intéresser à leur programmes sur-évalués, à force de chiffres frelatés et de fausses affirmations. A quand la fin de ces dispositifs qui ne soutiennent que la hausse des prix ?

Combien de fois, il faudra le dire ? Un placement aussi risqué qu'un investissement locatif ne doit pas servir un rendement moindre qu'un fond euros d'une assurance vie !

Exemple ? Programme Eiffage, Zone A bis, rentabilité réelle avant cadeau fiscal ? -2,2%. Oui, oui vous ne rêvez pas... Rentabilité réelle après cadeau fiscal ? 2.5%... Super. Je vous invite toujours d'ailleurs à aller voir l'excellent et peu connu simulateur d'investissement de l'ANIL.

Et oui, un bien vendu 30 % au dessus du prix de l'ancien, un loyer plafonné à 16€ le m2... Il n'y a pas de miracle possible.

Vous payez trop d’impôts ? Bienvenue dans le club. Ces placements sont la pour que des gens qui ne comprennent rien à l'investissement se sentent enfin plus malin que les autres. Quand à l'impact sur le logement des revenus intermédiaires, autant dire que l'effet ne se fait pas vraiment sentir.

La solution: location meublé, frais réels, sous SCI (avec amortissement). Et oui, il faudra un comptable, mais bon, sur plusieurs biens, ça se justifie.


samedi 11 avril 2015

Optimisation des ETF: Equally Weighted Index

ETF Issuers
Peut-on prédire l'évolution des marchés?

Si vous posez la question à nombre de particuliers, la réponse est évidemment oui, et il se trouvera toujours des amateurs de l'analyse technique pour leur montrer la direction que va prendre le marché de manière sure. Internet, la radio, la télévision, regorgent d'expert qui recommandent,qui ce titre, qui cet autre titre...

Pourtant, les universitaires qui étudient actuellement les marchés ne sont guère convaincus. Ils voient dans les recommandations des analystes, une tentative vaine de voir de l'ordre dans le chaos.

En effet, il s'agit d'un biais bien connu. Lorsque l'on jette une pièce à pile ou face, et que cette piéce tombe 3 fois sur pile, on trouvera toujours des gens pour dire qu'il y a plus de chances que la prochaine tombe sur face. Or ce raisonnement est erroné: les jetés de dés sont des événements indépendants, le tirage suivant ne dépend pas des tirages précédents. Il s'agit d'un événement aléatoire.

Bien sur, le fait que les universitaires voient dans le succès des analystes le fruit du hasard, ne lasse pas d'irriter les analystes. En 1973, Burton G Malkiel écrit dans A Random Walk Down Wall Street:

On Wall Street, the term "random walk" is an obscenity. It is an epithet coined by the academic world and hurled insultingly at the professional soothsayers. Taken to its logical extreme, it means that a blindfolded monkey throwing darts at a newspaper's financial pages could select a portfolio that would do just as well as one carefully selected by experts.
Il s'agit ici du proverbial singe, un bandeau sur les yeux, ayant une meilleur habilité à choisir des actions que tous les experts couronnés de Wall Street.

Insultant et incorrect ? Dans les années qui suivront, cette hypothése va se voir amplement confirmée et de façon régulière...

En 1993, John C Bogle, le fondateur du groupe Vanguard, dans son ouvrage Bogle on Mutual Funds: New Perspectives for the Intelligent Investor, note que en moyenne, les managers des fonds d'actions (OPCVM) ont de moins bonne performances que le marché dans son ensemble.

Pour ce faire, il compare la performance des portefeuilles gérés par des professionnels, ajustée des frais, à l'index de référence du marché, construit sur la base des capitalisations des titres. Les indices les plus utilisés du marché actuels sont ainsi construit de cette façon (J'explique ici en détail comment le CAC 40 est construit de cette façon).

En 2005, il réédite ces chiffres dans un texte qui donne la conclusion suivante:

Performance moyenne fonds gérés activement

Sur la période 1983-2003, la performance moyenne des gestionnaires d'actifs est inférieure de 3% à celle du marché telle que mesuré par un index à pondération sur le capital. Il y a une littérature fournie sur le sujet, et undébat qui fait toujours rage, comme attesté par cette liste (PDF).


Face à ces résultats, James Bogle est le premier à proposer des fonds dit passifs qui répliquent parfaitement la composition d'un index. En 1989, cette démarche est poursuivi en augmentant la liquidité des fonds indiciels, grâce à des fonds indiciels cotés et directement échangeables sur les marchés: les ETF.

Il faut comprendre que dans les modèles théoriques, le portefeuille de marché, dont la pondération des composantes dépend des capitalisations, est un portefeuille optimal en terme de couple rendement risque ( ce modèle prote le nom de CAPM). Une façon de comprendre cette affirmation: le portefeuille de marché élimine le risque lié au choix d'un actif par rapport à un autre, potentiellement plus rentable ou moins risqué.

Les ETF classiques, pondérés par la capitalisation, ont ainsi représenté pendant des années,une sorte  de solution parfaite pour choisir le portefeuille qui était perçu comme optimal: celui du marché.

Un revirement...


Optimal ? Cette vision des choses à tenu jusqu'en 2014, et la parution du papier de Moshe Levy, qui a fait un bruit considérable: It's easy to beat the market.

L'auteur à fait voler les certitudes sur les ETF en étudiant la performance d'un portefeuille de marché et en  la comparant avec celles de portefeuilles constitués complétement aléatoirement. Les portefeuilles constitués aléatoirement étaient dans 93 % des cas plus performants que le portefeuille de marché !

Or les ETF conventionnels sont basé justement sur ce portefeuille de marché, ils en réplique les proportion de manière parfaite, c'est d'ailleurs sur ce critères que la performance des ETF est basée.

Face à cette situation, les professionnels ont mis en place plusieurs types de stratégies. La pus simple est la création d'ETF Equally Weighted. Si on prend l'exemple du CAC 40, un ETF EW va avoir autant de titres de Total (130 M€) que de titres de Technip (6,97 Md€).  On comprends parfaitement qu'un portefeuille construit de cette façon, à moins tendance à concentrer sa valeur sur quelques gros titres et à plus diversifié la composition de l'ETF. Il aura aussi moins tendance à favoriser des titres dont la valorisation boursière est sur-évaluée, suite à des effets d'annonce par exemple. En faisant juste ce changement, il est pourtant possible d'améliorer considérablement la performance d'un ETF:


Performance Equal Weight ETF



Ou trouver ces ETF EW:

Comme pointé par cet article, il est désormais possible de trouver ces produits sur EuroNext, ma recommandation:
 

STOXX® Europe 600 Equal Weight Net Return (NR)


Code ISIN LU0599613147 /  Frais annuels : 0,35%.

THINK AEX
Code ISIN: NL0009272749 - TDT  /  Frais annuels : 0,30%.


Par contre, il faut mettre en garde les lecteurs. Le gain de performance sur le court-terme peut sembler modeste. 

Pour aller plus loin:
Innovative ETPs: Equalweight ETFs












mercredi 8 avril 2015

CAC 40: Une correction est à prévoir


Indice CAC 40

En Aout 2012, j'avais publié un article sur le Price-Earnings-Ratio agrégé du CAC 40. Je réitère mon raisonnement pour 2015.

Les valorisations du CAC 40 ont atteint un plafond.

 

Depuis la mi-mars le CAC40 est passé au dessus des 5000 points. De sorte, que l'on commence à entendre des voix prévenir d'une consolidation.


La politique accommodante de la BCE n'y est pas pour rien, avec des taux très bas, et un QE qui favorisent l'endettement des  investisseurs institutionnels. Les dividendes attendus sur les actions depuis 2013, favorise une migration des investisseurs des obligations vers les actions et ont engendré une hausse continue des cours.

La valorisation des cours, leur P.E.R est en train de prendre des valeurs supérieures aux moyennes observées ces dernières années.  Ainsi pour le groupe d'information financière morningstar,la valorisation PER actuelle de 15.8 est supérieure de 36% a la moyenne de 11,7 des PER depuis 2003.

Par ailleurs, la crainte sans cesse renouvelée d'une sortie de la gréce de la zone euro, le grexit, va amener les investissuers institutionnels à s'alléger sur les actions et les obligations dans les jours à venir.

Ainsi, Mohamed El Erian, le gestionnaire Star de PIMCO le plus grand fond obligataire américain a déjà concentré l'essentiel de ses actifs dans du cash.

Nul doute qu'il ne sera pas le seul...

Petite Astuce avant de se quitter...


Enfin avant de se quitter, je donne une petite astuce permettant de récupérer une estimation du PE global de l'ensemble de l'indice CAC 40. Cette donnée peut-être calculée, mais son calcul est long et rébarbatif, et par ailleurs, aucun des courtiers actuels ne publie ce type d'indicateur.

La solution pointée par cet article de Investopedia sur le P/E c'est de regarder le P.E.R publié par tous les ETF sur le CAC 40 et qui refléte avec un certain degré d'erreur le PER courant de l'ensemble du CAC40.

En utilisant encore une fois le site d'information Morningstar:
Indice CAC 40 ETF Price-Earning-Ratio
En prenant l'ensemble des ETF du CAC 40 référencé par Morningstar, on obtient un PER actuel compris entre 15,22 et 17,03.

Nul doute que si cet indicateur atteint 20, une consolidation ne se fera pas attendre.





dimanche 5 avril 2015

Forex et CFD la grande arnaque !

AMF courtage risque forex CFD

Un des mythes les plus persistants concernant la bourse est celui qui veut que la connaissance des marchés et de la finance soit nécessaires et suffisantes pour faire des gains sur les marchés financiers.

Or il n'en ait rien. J'ai encore en mémoire cette conversation avec un cadre parisien travaillant sur les chaines Forex/Commo expliquant comment il avait spéculé à la hausse avec des options sur des titres technologiques juste avant le Krach de 2001... Ou ce dentiste prothésiste, à la réussite insolente, investissant des sommes astronomiques dans les mêmes valeurs technologiques...

De fait, pour nombre d'investisseur, il est probable que leur seul passage dans le monde de la bourse soit un passage perdant.

Régulièrement, les informations données par les grands acteurs des marché confirment cette hypothèse. 

Même si il existe des approches d'investissement valides et pérennes, la plupart des investisseurs tombent dans le panneau d'un enrichissement rapide, et leur degré d'éducation n'y change pas grand chose.

Pour clarifier toute ambiguïté, j'ai liquidé des positions portant des plus-values moyennes de plus de 20%. Il est donc possible de gagner. Encore faut-il être prudent, et surtout ne pas se laisser embobiner.

Les courtiers en lignes sur les marchés Forex et CFD comptabilisent sur votre crédibilité! 


En effet, la nouvelle mode pour les escrocs en tout genre, c'est le Forex. Et c'est bien plus rentable que les enchères inversées.

L'AMF a produit l'année dernière un rapport qui illustre bien ce phénomène. D'un coté des publicités qui promettent un enrichissement rapide. De l'autre, une masse de perdant qui perd GROS. Jugez plutôt:

Sur une période d’observation de 4 ans (2009-2012, l’AMF a notamment constaté,sur la clientèle des intermédiaires interrogés (14
799 clients actifs):
-Un taux de clients perdants de plus de 89%
-Un résultat moyen négatif de 10 887€ par client
-Un résultat médian négatif de 1843 €
-Un résultat total négatif de 161 115 493 €.
Encore faut-il être clair sur un point: Il ne s'agit des données que des opérateurs légaux validé par L'AMF! 

On verra plus bas qu'il y a aussi des intermédiaires illégaux. Et la, il y a certainement encore plus de pertes. 

Mais si on se concentre sur ces données légales, sachez que 722 clients ont perdus plus de 140 000 €. Par ailleurs, seul 14.2% de ces pertes sont expliquées par la politique de frais de ces courtiers légaux. Pour le reste, ces pertes sont auto-infligées.

Pire, plus on joue, plus on perd:


pertes trading forex
pour paraphraser le rapport:
Dans le graphique ci-dessus, si on se focalise par exemple sur la zone encadrée par des pointillés verts, on comprend que les investisseurs ayant passé au moins 250 ordres sur la période de 4 ans représentent 52% de la population étudiée et qu’ils ont perdu en moyenne 18 741€
Comme je l'ai dit plus haut, les chiffres ci-dessus sont ceux en rapport avec des maisons honnêtes. Pour les  escrocs de la liste ci-dessous, il n'existe aucun chiffre.

 

Liste des courtiers en Lignes interdits en France

Publiée le 24 mars 2015 par l'AMF, la liste des courtiers non autorisés:

- www.4xp.com/fr / Forex Place Limited
- www.astonforex.com / Marketrade Ltd
- www.bancmarkets.com / Marketing Accounting Ltd
- www.bankinvestcapital.com / Bank Invest Capital
- www.bclaysmarkets.com / Bclays Markets
- www.bforex.com / Bforex Limited
- www.brokerandco.com / Sisma Capital Limited
- www.cfxmarkets.com / CFB International Ltd
- www.colbertcap.com / Colbert Capital
- www.elyseescapital.com / Elysees Capital
- www.expertdania-investissement.com / Expert Dania Investissement Ltd
- www.eurobondfx.com / Eurobond Ltd
- www.euromaxfinance.com / Euromax Finance Limited
- www.feeltrade.com / JBC-PRO Limited Broker International
- www.finanzasforex.com / Evolution Market Group Inc
- www.finchmarkets.com / Finch Markets
- www.forextrada.com / Forextrada
- www.forextradition.com / Forex Tradition
- www.ftradition.com / G.M.E Ltd
- www.fxbtrade.com / AXA Assets LTD
- www.fxcast.com / Surplus Finance SA
- www.fxglcapital.com / Consomatrade Ltd
- www.fxntrade.com / Genus Group Ltd
- www.gcitrading.com / GCI Financial Limited
- www.gmtinvest.com / Agles Limited
- www.haussman-invest.com / Haussman Invest
- www.hcifund.com / Axa Assets Limited
- www.ibcfx.com / IBC Capital Ltd
- www.icmtrading.com / iTrade Capital Markets Ltd
- www.ihforex.com / Investment House International
- www.ikkotrader.com / IP International service
- www.instaforex.com / InstaForex Companies Group
- www.integralbroker.com / IB International Ltd
- www.investcapitalmarkets.com / ICM Worldwide Ltd
- www.istockcapital.com / Certatus Limited
- www.itcfx.com / Investment Formula Corporation
- www.itnfx.com / International Traders Network FX
- www.ixitrade.com / Ixitrade
- www.jbc-pro.com / JBC Pro Limited
- www.justrader.com / MT Capital Partners
- www.kd-markets.com / Globstate Assets Holdings Ltd
- www.metatrada.com / Meta Trada
- www.mhoptions.com / Morgan & Hilt
- www.motionforex.com / Motion Forex Ltd
- www.mutual-broker.com / Mutual Broker
- www.nakitrade.com / Nakitrade
- www.netcfd.com / Centaure Capital Partners Ltd
- www.netotrade.com / Neto Trade Global Investment
- www.newtradefx.com / Financial Strategy Holdings
- www.obroker.com / Landkey Enterprises Inc
- www.oxfordmarkets.com / Oxford Markets
- www.primefms.com / Prime Financial Management Services
- www.privilegetrading.com / Bio Stars Advisors Inc
- www.solutionscapitals.com / Solution Capital Limited
- www.strategiesolution.com / Strategie Solution Ltd
- www.sunbirdfx.com / Sunbird Trading limited
- www.tmarkets.com / T Markets
- www.tradaxa.com / Sisma Capital Limited
- www.tradect.com / Investment House Limited
- www.traderplace.com / Trader Place
- www.tradmaker.com / Trading Technologies Limited
- www.trader369.com / IP International Service – AJ
- www.triomphecapital.com / Triomphe Capital
- www.ubtforex.com / UBT Forex Ltd
- www.youtradefx.com / Youtrade Capital Market PTY

samedi 4 avril 2015

Un point sur la situation de la Gréce en 2015

Grèce dette 2015
En 2013, J'avais écrit un article sur la situation de la Grèce portant sur un article bien fait du New York Times liant la crise économique de la gréce à celle des Etats Unis lors de la Grande dépression.

Nous voici en 2015, et la situation n'a guère changée entre la Grèce et ses débiteurs. Je profite de l'échéance de ce 9 avril 2015, ou un bras de fer est engagé sur un versement de 458 millions d’euros destiné au FMI, pour refaire le point.

Alors cette dette grecque, elle est comment ?

Dette gréque
Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessus, la dette grecque est grossièrement détenu maintenant par 4 types d'intervenants avec chacun un quart: des institutions grecques, des banques et assurances étrangères, le FMI, et la BCE.
Rapportée au nombre d'habitant, il s'agit d'une dette de 38 844 $, à comparer la dette Française de 42 000 $, mais le PIB de la Grèce n'est que de 26 861 $ contre  40706 $ pour la France. Au total, la dette de la Grèce correspond à 174.9 % de son PIB pour 93.5% en France.

Encore faut-il comprendre que le gouvernement grec, doit compter sur une économie souterraine; les grecs ne sont vraiment pas fan du travail déclaré et des impôts. L'évasion fiscale en Grèce correspond à  plus de 12% du PIB !. Un manque à gagner de 40 milliards d'euros tout de même.

Et comment on s'en débarrasse ?

Comme on la dit plus haut, un quart de la dette grecque est détenu par la BCE et cette dette est libellée en euros. Or, la BCE est l'organe souverain capable d’émettre des euros. La BCE pourrait considérer la dette européenne comme nulle, et imprimer les billets nécessaires pour  combler le vide créé, mais de toute évidence cela aurait un impact sur la pacte politique de stabilité monétaire de la zone euro: un objectif de 2% tout au plus d'inflation.

On est pourtant loin de cet objectif. La crise de l'emploi en zone euro, le marasme économique mondial qui fait chuter les prix du pétrole, tout cela contribue à maintenir l'inflation au plus bas. On voit mal comment une politique de réduction de dette grecque pourrait changer quelque chose à ça. Mais un euro fort protège une Europe qui est trop dépendante de ses importations, notamment énérgétiques.

De manière générale, les pouvoirs  publics en zone euros sont trop timides pour mener une politique de relance vraiment efficace. Un allégement du poids de la dette pour les pays les plus faible de la zone euros semble pourtant être une bonne solution pour relancer l'économie par le bas...

Mais le keynésianisme  doit encore faire du chemin dans l'esprit des économistes qui dirigent nos banques centrales. Quand par ailleurs ne viennent pas s'y glisser de vieux préjugés aux relents nauséabonds.






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