baniere

mardi 2 avril 2013

Les gagnants et les perdants de l'immobilier Parisien (témoignage)

Les gagnants et les perdants de l'immobilier Parisien
Le rêve... et la réalité.

La première chose que mes parents m'ont dit lorsque j'ai touché mes premiers salaires, c'est :" Achète un appart', il ne faut pas payer des loyers à perte". Et à l'époque, je souscrivais complétement à ce catéchisme. 

D'un coté, nous avions le locataire, un garçon dépensier et peu prévoyant, de l'autre nous avions le jeune propriétaire, sage et économe, se préparant à un avenir radieux. Ayant acheté en 2006, cette parabole me plaisait, j'avais l'impression de faire les premiers pas vers la terre promise... depuis j'ai déchanté.

Car si le fait d'acheter en 2006 m'a plus ou moins protégé des rigueurs de la flambée immobilière, il n'en a pas été le cas de mes amis tout justes trentenaires et ayant achetés dans Paris après 2010. Petit panorama:

Mais je ne peux tout simplement pas acheter !


Un couple d'amis. Trente ans tous les deux, locataires dans le cœur de Paris. Monsieur est informaticien et gagne correctement sa vie, madame termine de longues études en pharmacologie, et n'a pas de revenus.

L'appartement qu'ils louent dans le marais à 900 euros, vaut entre 400 000 et  450 000 euros à la vente. Le propriétaire veut vendre, seulement voila, à ce prix la, il faut 2200 euros par mois de remboursement sur 30 ans !

Bien au delà donc de la capacité de remboursement des mes amis, et à ce niveau là, il faut se poser la question, faut-il s'endetter pour trente ans pour un logement qui sera trop petit dans 2 ans (avec un heureux événement).


J’achète mais dans un quartier pourri...



En quelques années, le nord parisien a bénéficié d'un bel effet de mode dans la jeunesse parisienne. A croire que beaucoup de gens ignoraient auparavant leur attraction inavouée pour les quartiers déshérités du nord de Paris...

On voit cette jeunesse parisienne investir en masse cette zone, repoussant, à coup d'euros lâchés sans discrimination, les malheureux plus défavorisés  qu'eux qui vivaient là auparavant vers des zones de plus en plus lointaines, de plus en plus isolées. Adieux quartiers populaires, vive le règne de Bobo Ier !


J’achète un appart pourri dans paris.



Ça y est, mon pote Jérôme (le prénom a été changé) vient d'acheter son appart'. Il est tout fier, il a négocié dur ! La vendeuse ne voulait rien lâcher, mais à l'usure... un prix intéressant.

Sauf que le prix, intéressant, il l'aurait été pour un logement sans défaut !

Au menu: rez de chaussé, pas d’ascenseur, sani-broyeur, vis-à-vis, copropriété en ruine, voisins indélicats, proximité du périph', du métro, du train, du marché à la criée, de l'usine de retraitement de déchets... Et puis, il faudra faire quelques travaux: mettre des rangements, refaire la cuisine, l'entrée, les toilettes, la salle de bain, la chambre, l’électricité, l'isolation et aussi reboucher tous les trous...

Et j'en passe...


Sachant que désormais les primo-accédants sur Paris sont relégués aux logements perclus de défauts, dans des quartiers sans charmes et à un prix exorbitant, peut-être faudrait-t-il porter un nouveau regard sur la location.

Les seuls de mes amis qui ne sont pas mal-logés, sont ceux qui ont repoussés leur achat et trouvé une location. Il n'est pas difficile de trouver une location vaste et en bon état dans Paris à un prix abordable, dans un quartier attrayant.

Plus que jamais, il faut que le fait d'acheter un logement fasse l'objet d'une étude financière et pas une adhésion aux croyances populaires qui veulent que l'immobilier "Ça ne baisse pas...".




Les gagnants et les perdants de l'immobilier Parisien

Newsletter

Vous voulez suivre ce blog ?

Saisissez votre adresse email :

Flux RSS