baniere

samedi 14 juillet 2012

Un choix difficile

Businessman en costume (LIFE Photo Archive)
Une photo de moi allant au travail.
Yeah! Je  vais avoir un nouveau job !

Mais d'abord, quelques explications:

Les manifestations de la crise.



Ces derniers temps, avec les différents plans de licenciement en cours, dont celui de PSA, l'attention des médias s'est beaucoup portée sur l'emploi.

Dans beaucoup de cas, le débat a pris un ton accusateur. Les salariés français ne serait pas travailleurs, pas efficients et profiteurs d'un système trop protecteur... Ce type de discours est souvent associé a des idéologies libérales et néo-libérales. J'ai déjà parlé du point de vue libérale sur le chômage dans ma critique de l'ouvrage de Paul Krugman.

Pour moi, le système tends vers un équilibrage des niveaux de vie. Le niveau de vie des salariés français va se rapprocher de celui des salariés Chinois ou Indiens. Tandis que, de leur coté, les salariés chinois et indiens voient leur niveau de vie se rapprocher des salariés français. Si personne ne nie que cette évolution est inéluctable, faut-il l'encourager ?


Un monde en Offshore...


Comme vous le savez peut-être, je suis consultant pour une banque et je travaille en régie. C'est a dire que je suis le salarié d'une société A, mais que je travaille dans les locaux et pour le compte d'une société B.

Ceci représente déjà une précarisation par rapport au monde des années 80.  A cet époque, quand une entreprise voulait voir un projet aboutir, elle embauchait des salariés qui réalisaient pour elle le projet. L'entreprise et le salarié avait tous les deux des droits et des devoirs. A l'aube des années 90, les grandes banques ont voulu s'affranchir des coûts associés à l'emploi, et on eu recours à une externalisation massive.

Dans la pratique, les externes peuvent perdre leur poste (appelé mission) sans perdre leur emploi, mais ils doivent vivre dans un environnement ou la continuité de leur travail à un poste donné n'est pas assurée.

Le plus paradoxal de cette situation est que cette externalisation, qui est flexible et économique sur le court terme, se révèle extrêmement couteuse sur le long terme, car les coûts associés aux externes sont importants, avec des facturation journalière très haute (actuellement la facturation d'un service de ce type est en moyenne de 400 € à plus de 1000 €/jour ).

Cette externalisation se poursuit, et va s'amplifier. Les échos que nous avons du management, font apparaître le désir de celui-ci de recourir plus massivement à de l'Offshore.

L'offshore c'est faire réaliser, à distance ou sur un autre continent, un travail par des intervenants venant d'un espace économique plus défavorisé: Inde, Chine, Tunisie, Ukraine, Roumanie...

Comme beaucoup de gens avant moi, je viens d'apprendre que le poste que j'occupe actuellement en tant qu'externe, devrait à terme disparaître pour être relocalisé en Inde....

Si tous les postes externes sont placés en offshore, quel est l'avenir de la profession ?


Comment rebondir ?


Récemment ma mission vient de s'achever. Pour moi, cela ne voulait pas dire le chômage car je suis consultant. Néanmoins, cela démarrait pour moi une série d'entretiens pour gagner une mission. Dans ces entretiens, il faut convaincre un client que vous avez les qualifications nécessaire pour le poste qu'il souhaite voir rempli.

Première constatation, la crise est passée par là... Le nombre de missions disponible est en baisse, et pour chaque mission plus de profils sont présentés. C'est dur pour les jeunes diplômés, et pour ceux qui ne sont pas rompus aux entretiens, ou qui n'y sont pas bien armés.

Je souhaite d'ailleurs bonne chance à tous ceux qui sont en ce moment en recherche!

Pour moi, les choses se sont bien passées, de sorte que, j'ai eu le choix entre deux missions. L'une qui m'aurait éventuellement permis de développer des compétences fonctionnelles dans un métier financier, l'autre qui me permet de prendre des responsabilités et de devenir chef de projet.

Dans la première, il s'agissait d'un poste de Business Analyst pour une filiale d'une grande banque française. Ce poste intervient dans l'activité gestion d'actif (fonds et OPCVM) de cette banque. Il s'agit de recueillir auprès des opérationnels les besoins pour des évolutions du système d'information. Pour être plus précis, le sujet aurait porté sur la partie passif des fonds: Souscription, rachat, arbitrages. Un domaine relativement peu passionnant de la finance...

Si j'appréciais néanmoins le vernis fonctionnel du poste,et les possibilités d'évolutions, le poste était trop junior à mon goût. Par ailleurs, la facturation étant basse, mes perspectives d'augmentation auraient été réduites...

Donc Exit le poste de BA, c'est parti pour le poste de chef de projet. Il s'agit ici aussi de travailler pour une filiale d'une grande banque française,  mais cette fois ci dans le domaine de l'assurance (prévoyance et épargne). Cette mission me permettra de développer mes compétences en gestion de projet. Mais elle ne me permettra pas de développer des compétences financières particulières...

Entre deux sujets intéressants, mais qui ne correspondaient pas forcément à mes attentes, j'ai du faire un choix. J'éspére avoir fait le bon...

La recherche permanente


Il m'apparait de plus en plus que une recherche d'emploi doit-être considéré comme un effort permanent. A moins d'avoir le poste idéal, il faut beaucoup de temps et d’effort pour trouver un poste intéressant. Surtout, quand on acquiert de l’expérience, les postes intéressants se font plus rares.

A ce stade, on ne doit plus voir la recherche comme un effort ponctuel, mais comme un souci constant. Ne pas lâcher l'affaire, rester toujours vigilant.

Je reste donc toujours à l'écoute du marché. Je cherche le poste idéal, qui pour moi, est un poste dans la gestion du risque bancaire, soit en temps qu'analyste, soit en tant que manager...



1 commentaire:

  1. Je pense qu'il s'agit d'un bon choix de votre part. La partie expertise est plus facilement délocalisable que celle de chef de projet. Le chef de projet doit être en contact direct de ses clients qui seront encore pour quelques temps en France.
    Mais à long terme, si le système ne redevient pas raisonnable et que l'on continue dans la voie du libre échange sans contre partie, alors l'un ou l'autre choix reviendra au même : le chômage.

    Par ailleurs le poste de chef de projet permet de développer des compétences en relations humaines en plus de de celle du poste proprement dite. Un chef de projet est censé pouvoir l'être sur n'importe quel domaine, de l'informatique à la construction.
    Aux EU il s'agit souvent d'une formation indépendante. Là bas les chefs de projets informatiques ne viennent pas souvent du monde de l'informatique à ce que l'on m'a dit.

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