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samedi 16 juin 2012

Changeons de perspective sur la crise de la dette!

Pourquoi je ne me suis pas exprimé sur la crise de la dette.

Actuellement sur la toile, tout le monde parle de la crise de la dette... Je m'en suis abstenu, car contrairement aux gourous de la finance, je pense qu'il est peut-être trop tôt pour voir le fond de ce problème.

De manière générale, il est difficile de trouver des analyses de qualité sur ce sujet, car les commentateurs ont tendance à porter des accusations sans fondements. Un coup, c'est la faute des PIIGS, l'autre de l’Allemagne, l'autre des socialistes, parfois des américains... Tout cela est bien sur ridicule.

Sans rentrer dans des analyses complexes, je viens de voir une série d'articles sur une façon différente voir cette crise.

 

Ou va l'argent ?



Un article du blog Coppola comment, cité par Seeking Alpha, vient renverser les idées acquises sur le sujet. 

Le package d'aide de la Grèce est estimé actuellement à 410 milliards d'euros. Or sur ces 410 milliards combien sont ils allés réellement dans l'économie Grecque ? Trés peu selon une étude encore à paraitre de JP Morgan. Car, l'argent des différents programmes d'aide a essentiellement servi à rembourser les créditeurs de la Grèce. Or ces créditeurs sont essentiellement les grandes banques européennes allemandes et françaises.

Selon JP Morgan, seul 15 milliards des 410 levés sont vraiment venus soutenir l'économie Grecque. Le reste a juste empêché les défaut de leur créditeurs. Ce graphique de Thomson Reuters montre bien qui bénéficie réellement des aides...

Du coup, l'attention se porte à nouveau sur les banques. Qui est le plus négligeant, celui qui dépense sans compter, ou ceux qui prêtent au premier sans jamais se poser de questions ?

 

 

Trop de dettes ?

 


Faites un petit jeu amusant avec vos amis. Demandez-leur de nommer le pays le plus endetté sur cette planète en terme de % du PIB.  Soyez honnêtes, combien d'entre eux vous répondent le Japon ? Combien sont ils à savoir que la dette des États-Unis est sensiblement plus élevée que celle de l’Espagne ?

Clairement cette crise de la dette amène beaucoup de fausses perceptions. Il ne faut pas se gargariser avec le chiffres, mais bien comprendre que dans cette crise de la dette, il n'est pas seulement question de dette, mais aussi de la croissance et de la vitalité des économies du sud de l’Europe. Une nation qui a 20% de chômage (l’Espagne) ne peut pas faire face à sa dette, mais une nation qui n'en a que 9% (USA), elle, le peut.

Le plan de développement de la croissance proposé par François Hollande est en train de gagner des supports. Le Keynésianisme est la seule doctrine économique qui a fait ses preuves face à la crise. La rigueur fiscale ne doit pas être le seul outil des maitres de l’Europe.

Et puis, si il y un plan de démarrage de la croissance, il y a des pistes pour dépenser cet argent.


1 commentaire:

  1. Comme je le dis dans un de mes articles, on est en train de jouer à un jeu tordu avec la dette. Les Etats pretent aux banques via la BCE pour qu'elles prêtent ensuite aux Etats endettés et ainsi de suite..

    C'est le serpent qui se mort la queue et ça va très mal finir !

    Concernant le Japon, ils se sont permis un tel endettement car la dette est essentiellement aux mains des japonais donc elle reste nationale.
    Ceci dit les japonais vieillissent et sont en train d'utiliser leurs économies (complément de retraite), ils vendent donc les obligations japonaises et ça risque de devenir ennuyeux pr l'Etat japonais !

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