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dimanche 27 mai 2012

La fin des actions

La fuite des investisseurs des marchés d'actions



Un nouvel article du Financial Times fait le point sur l'avenir des marchés actions, sous le titre Markets : Out Of Stocks (Ou essayez ici). 

Les marchés actions et l'évolution de l'equity premium.



Cet désaffection nouvelle des investisseurs pour les actions fait pourtant le contrepoint de l'opinion de la plupart des économistes. Tous arrivent au même conclusions: sur le long terme, les actions constituent le meilleur placement.

La logique: Les actions sont des placements plus risqués que les obligations. Comme à risque équivalent, un investisseur rationnel va toujours préférer le placement le moins risqué, et bien les actions se doivent d'avoir un rendement plus haut que les obligations. La différence de rendement est appelée equity premium. C'est une prime de risque associée au actions.



Pour étayer cette proposition, la plupart d'entre eux se basent sur l'évolution des rendements passés:

De 1900 à 2000, les actions américaines se sont appréciées de 10,1% par an (6,7 % en tenant compte de l'inflation), alors que les obligations elles ne totalisaient que 4,8% par an (1.6%)
La source de cette étude peut-être trouvée ici.

Et la France ?



Ci joint le graphique de l'évolution de différents placements depuis 1800 (source: CGEDD)
Rendements:
  1. Actions: Inflation + 6,6 %
  2. Immobilier Paris (sans l'effet de levier): Inflation + 4.8%
  3. Obligations Long terme: Inflation + 3.5%
  4. Obligations Court terme: Inflation +2%
  5. Or: Inflation + 0%
Les actions ont un rendements mensuel 2 % supérieur à l'autre placement le plus rentable...

Et l'avenir ?



S'il y a eu une prime de risque associée aux actions, cette prime de risque peut-elle se maintenir à ces niveaux historiques ? Les découvertes, les progrès et la croissance qui ont marqués le siècle dernier, ont peu de chance de se reproduire.

Il y a actuellement toute une branche de la recherche économique qui est attelée à la tache de prédire quelle sera la valeur future de l'equity premium. La seule  chose qui est sure, c'est que les niveaux historiques ne se reproduiront pas...




1 commentaire:

  1. Cette information empirique est très intéressante, mais pose plusieurs problème. Notamment elle ne tient pas compte du moment auquel on arrive sur le marché. Tout peut être différent si on arrive le 28 octobre 1929 ou bien en janvier 1930.
    Pour être plus précis il faudrait peut être considérer qu'investir en période haute est très risqué, mais qu'investir en période basse ( comme maintenant) est empiriquement une bonne décision?

    Mais tout le monde n'est pas d'accord pour dire que le plus bas de la crise actuelle est arrivé, si on en croit Olivier Delamarche notamment :

    http://www.youtube.com/results?q=olivier+delamarche&oe=utf-8&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=w1&gl=FR

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