samedi 22 juillet 2017

Lien : Est-ce que les foncières sont elle réellement diversifiées par rapport aux actions et obligations ?


Larry Swedroe
Un auteur que j'aime beaucoup, en dehors de Meb Faber, est Larry Swedroe. Je trouve que ses articles sont toujours passionnants et très bien documentés.

Le dernier article en date appelé "REIT aren't special" ne déroge pas  la règle.

Il répond à la négative à la question:  Est-ce que les foncières cotées ou SCPI (REIT aux Etats-Unis) sont réellement indépendante des marchés actions et obligation ? Bonne Lecture!

dimanche 9 juillet 2017

Mon portefeuille PEA et PEA-PME

Salle de marché

Mon portefeuille PEA et PEA-PME



Je n'ai pas par contre parlé de mes portefeuilles de Small Caps françaises basé sur des screens value ( Piotroski score, Greenblatt score, Allen EM, Altman ratio...). Il s'agit d'un portefeuille récent, que je reconstruit après l'avoir vidé pour cause d'achat immobilier.

Je m'étendrai un autre jour sur ma méthodologie de sélection de titre. Aujourd'hui je donne juste la composition de mon portefeuille.

Je ne fais de toute façon pas beaucoup de changement sur sa composition donc sa mise à jour sur ce blog devrait être peu fréquente:
Portefeuillle PEA-PME
J'ai vendu récemment Manitou et Keyyo.

samedi 8 juillet 2017

Ralentissement passager ou crise prolongée ?

marché action
Lors de mes précédent articles, intitulés
Quand doit on commencer à se préparer pour la prochaine crise ? et Quand viendra la prochaine crise ?,  j'avais envisagé des scenarios ou les marchés actions subissaient un revers. Depuis le CAC 40, a subi une baisse de 5.6% entre son plus haut récent de 5431 points et son niveau actuel à 5145 points, tandis que le MSCI world perdait 3.3% (valeur en euro) porté encore et toujours par le marché américain.

Paradoxalement, cette correction est causée par une amélioration de l'économie: plus l'économie réelle va bien, plus les banques centrales resserrent leur politique de quantitative easing, refroidissant les ardeurs des acteurs de marché. Les taux américains sont attendus en hausse en direction de 3%, en contredisant peut-être ceux qui attendaient que les taux ne montent ne montent que progressivement.

On parle de "normalisation" des politiques de banques centrales, vers un arrêt définitif des politiques d'achat de titres et une réduction du bilan des banques centrales.

Les investisseurs sont pris dans un étau: Les taux montent, donc les prix du marché obligataire baissent, les détenteurs de dettes long terme sont défavorisés, mais les émissions de titres et les prêts aux particuliers deviennent plus attrayants. Parallèlement, la croissance repart, le chômage baisse, la consommation augmente, les entreprises génèrent plus de chiffre d'affaire, et le rendement de dividende des titres actions augmentent.

Si la dette est plus chère, les entreprises vont avoir recours au marché action pour lever des capitaux, diluant les valorisations de titres. Mais si l'inflation reprend, les titres obligataires verront leur rendements réels passer sous ceux des marchés actons.

On voit bien que pour dérailler cette dynamique, il suffit que la tendance sur l'économie réelle fasse une petite pause, et les marchés taux vont phagocyter les marchés actions.

Comme les actions sont actuellement très chères (surtout sur le marché américain), on voit les forces compressives qui se profilent pour les marchés pour l'été. Quand au risque géopolitique, disons que les marchés ont pour l'instant appris à les ignorer.

Rien de trop inquiétant pour l'instant. Je vais juste entamer un petite phase d'accumulation de liquidités en attendant que tout cela se tasse. J'aurais des munitions à envoyer à la rentrée ou pour Noël. Nul doute que de nombreux intervenant feront de même, la fin de l'été sera peut-être intéressante.











samedi 17 juin 2017

lien: Guide JP Morgan pour le Big Data et le Machine Learning

Juste un petit lien vers un document de JP Morgan, qui se lit comme un guide sur le Machine Learning  et le big data: ICI (attention gros document!!)

samedi 10 juin 2017

Quand doit on commencer à se préparer pour la prochaine crise ?

Dans le précédent article, j'avais évoqué l’imminence probable d'un retournement de marché dans les années à venir.
Entre temps, rien à signaler, rien n'a vraiment bougé et pourtant on ne peut pas non plus vraiment dire que tous les voyants économiques soient passés au vert ou que le risque géopolitique ait disparu.

Pour autant, doit-on sortir progressivement du marché à l'approche de potentielles baisses ?

Dans la littérature, déterminer les points hauts et les points bas du marché s'appelle le market timing. Et le problème c'est que cette pratique est théoriquement impossible. 

D'abord La théorie de l’efficience des marchés nie la possibilité d'avoir accès à des informations privilégiées qui permettraient de prédire les marchés. Les prix des actifs sont des processus stochastiques donc imprévisibles.

D'autres raisonnements statistiques rejettent cette hypothèse par ce que sortir du marché réduit le nombre de jours activement investis ce qui empêche de bénéficier des meilleurs jours des marchés:
Do investors obtain their long term returns smoothly and steadily over time, or is their long term performance largely determined by the return of just a few outliers? How likely are investors to successfully predict the best days to be in and out of the market? The evidence from 15 international equity markets and over 160,000 daily returns indicates that a few outliers have a massive impact on long term performance. On average across all 15 markets, missing the best 10 days resulted in portfolios 50.8% less valuable than a passive investment; and avoiding the worst 10 days resulted in portfolios 150.4% more valuable than a passive investment. Given that 10 days represent less than 0.1% of the days considered in the average market, the odds against successful market timing are staggering.
Un argument vivement rejeté par d'autres auteurs, qui arguent du fait que les fameux 10 jours les plus positifs et 10 jours les plus négatifs surviennent aux même moments qui correspondent aux crises du marché, un argument qui est appelé volatility clustering an anglais.

Suivant cet argument, les investisseurs prudents devraient sortir des marchés à l'approche des pics de volatilité, ce qui peut sembler paradoxal vu que les jauges de volatilité sont actuellement au plus bas.

En fait, l’investisseur se voit offrir deux choix, sortir avant que la volatilité ne soit trop haute, ou entrer directement après qu'un pic de volatilité ait été réalisé.

Une des façon de prendre le large avant que la volatilité ne prenne le dessus, c'est de s'astreindre à une stricte discipline de Trend Following. Ce qui sera  le sujet de mon prochain post.



lundi 5 juin 2017

Quand viendra la prochaine crise ?


Pas de crise majeure depuis 2008

Les années 2000-2010 ont été frappées par deux crises majeures en 2001 et en 2008 qui ont vu s'effondrer les valorisations boursières sur tous les continents. Si la période 2010-2020 se termine sans un même effondrement, on aura vécu des rares décennies vierge de toute crise majeure (rappelons 1973,1987,1997,2001,2008).

Bien sur, au niveau européen, nous avons vécu la crise de la dette souveraine à l'été 2011, mais en ce mois de juin 2017, toute la crainte liés à ces événements s'est vaporisée sans laisser de trace.

Contrairement à la décennie précédente, il est vrai que nous n'avons semble-t-il pas vécu de période d'euphorie qui sont souvent annonciatrices de complications à venir. Cette phase de croissance de 2009 à 2017 s'est réalisé dans un pessimisme diffus. Pas exubérance des marchés donc.

Pourtant, voir cette décennie se clore sur une phase de hausse continue serait inhabituel et surprenant alors que de plus en plus d'éléments pointent vers un retournement de marché selon les normes historiques.

dimanche 4 juin 2017

Lien: Data Machina une des meilleures sources d'informationn sur le machine learning

Data Machina Machine learning
Juste un petit lien pour porter à votre connaissance, une liste de diffusion hebdomadaire dédiée au machine learning qui propose des articles intéressants sur plain d'aspects. Il s'agit de Data Machina.

samedi 3 juin 2017

Comparaison du taux d'impot sur le revenu entre la france et l'allemagne

Comparaison de l'imposition en France et en Allemagne

L'autre jour, je regardais le JT de Pujadas sur France 2, et le journaliste François Lenglet (ou peut-être Laurent Desbonnet ?) parlait des taux d’imposition sur le revenu en France et en Allemagne. Selon lui, les taux d'imposition en Allemagne n'était pas plus élevés en France qu'en Allemagne, mais selon son analyse, les contribuables allemands étaient sollicités à des niveaux de revenus plus bas, c'est à dire que le seuil d'imposition était plus bas en Allemagne.
En citant l'article plus haut:
Si on ajoute à cela, la CSG et la CRDS qui sont prélevés directement sur toutes nos fiches de paie. On arrive à 8,8%", indique le journaliste. Ce qui est un peu plus élevé qu'au Royaume-Uni (8,7%), mais c'est moins qu'en Allemagne (8,9%) ou en Belgique (12,!%). Dans ces pays, l'impôt sur le revenu pèse donc plus lourd sur les contribuables.

Cette conclusion m'avait frappée à l'époque, car je n'avais pas rafraichi ma mémoire sur ce sujet, et dans mon esprit l’impôt en France était beaucoup plus élevé qu'en Allemagne à cause de notre couverture sociale.

Le barème progressif de l'impôt


Le raisonnement de ces journalistes se base sur la comparaison des barèmes d'imposition directe entre la France et l’Allemagne.
Bareme d'imposition france allemagne
Comme on peut le voir dans le graphe ci-dessus, si on se réfère uniquement aux barèmes, l'imposition démarre plus tôt en Allemagne à 7664 euros contre 9710 euros en France. Et effectivement, à partir de 150 000 euros de revenus, le taux d'imposition de 45% est le même dans les deux pays, ce qui pourrait laisser penser que le poids d'imposition est le même pour les deux pays pour les hauts revenus pour le moins.

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles ce raisonnement est incomplet. Tout 'abord, tous les abattements familiaux et niches fiscales sont très différente dans les deux pays. Ensuite, il y a d'autres prélèvements que l’impôt sur le revenu qui doivent être comptabilisés dans l’impôt total, notamment indirects (TVA), mais pas seulement (ISF, taxe fonciere, habitation...). Dans certains cas, on paiera plus d'impôt en France, dans d'autres cas, plus en Allemagne.

Pour mieux voir le poids des impôts, plutôt que de regarder le barèmes qui en soit ne donnent qu'une partie du problème, Il vaut mieux regarder une métrique pus globale, à savoir la collecte totale d'impôt rapportée aux PIB national.

Ces chiffres sont disponibles et calculés régulièrement, la commission européenne offre tous les ans un rapport à ce sujet.

Imposition allemagne France
On a une différente image de l'imposition en France pour le coup ! La France a une imposition totale à 45% du PIB pour seulement 37% pour l’Allemagne. Globalement, l'imposition de la France n'est dépassée dans l'UE que par celle du Danemark....

Comment expliquer qu'alors que l’impôt sur le revenu semble presque le même entre les deux pays, il y ait une telle différence entre les deux taux globaux d'imposition ? En fait, l'impôt sur le revenu ne constitue qu'une petite partie des contributions directes, en effet, en citant le rapport:
In most Member States, social contributions account for a much greater share of labour taxes than the personal income tax.
On voit que l'imposition sur le revenu ne constitue que la part congrue de l'imposition sur le travail:

Part de l'impot sur le revenu dans l'impôt global sur le travail
Ce sont bien les charges patronales qui pèsent le plus lourd sur la collecte d'impôt sur le travail.

Autre point de différence, les taxes sur la propriété (Taxe Foncière, ISF, plus-value immobilières, droits de succession) qui en France est bien plus punitive qu'en Allemagne:

taxe sur la propriété France Allemagne
Donc, par rapport à la France, L’Allemagne offre des charges patronales et un impôt sur la propriété considérablement réduit. Quand à la collecte supérieure de la France, a quoi est-elle utilisée ?

utilisation Impot
La réponse bien sûr est que a collecte d'impôt bien supérieure en France est utilise à des fins sociales: Sécurité sociale et pensions et retraites.





samedi 27 mai 2017

Lien: Siraj Raval Activation function

Juste un petit lien: La dernière vidéo de Siraj Raval. Encore une fois une vidéo claire et très intelligemment faite.

jeudi 25 mai 2017

Diversifier ver les small-caps

Actions Small Caps

Victime de la mode: Pourquoi les particuliers sont toujours attirés par les Méga Caps

J'ai remarqué depuis longtemps que les particuliers, lorsqu'ils prennent position sur le marché action, ont tendance à privilégier les titres qui sont liés à une marque ou une image publique.
La grande puissance des marques et des grands groupes tient au fait qu'il sont familiers et rassurants pour le grand public, ce qui attire aussi les investisseurs.

Par exemple, quand une entreprise américaine achète du temps d'antenne lors du Super Bowl, le titre de cette entreprise profite d'un effet positif qui se poursuit jusqu’à 20 jours après la diffusion du stock publicitaire.

Si vous faisiez un sondage dans votre entourage sur les entreprises les plus à même de survivre et prospérer à l'avenir, vous recevriez toute une liste de grosses entreprises bien connue du grand public, Danone, Société Générale, bnp paribas....

Pourtant, les plus grandes entreprises n'ont jamais apporté un avantage pour l'investissement dans le marché action, au contraire, on sait depuis des années que les petites entreprises ont en moyenne un avantage sur les méga-caps sur le long-terme. Les travaux séminaux sur ce sujet ont rapporté en 2013 un prix Nobel aux chercheur Eugene Fama, auteur avec Kenneth French, d'un modèle à 3 facteurs
qui distingue un facteur SMB (Small Minus Big)

Bien sur, cette attractivité doit être contre balancée par d'autres considérations. D'abord, sélectionner des Micro Caps nécessite un investissement en recherche et analyse substantiel qui n'est pas à la portée de tout les investisseurs. Ensuite, les plus grands rendements des petites capitalisations doivent être vus comme une compensation de risques financiers plus importants (faillite, concurrence, mauvaise gestion...)

Pour illustrer cette assertion, comparons le rendement de l'indice des plus grosse capitalisations française le CAC 40 et un indice de capitalisation plus vaste, contenant des valeurs plus petite, le CAC All Tradable (ex SBF 250). Sur 20 ans, le CAC 40 a subi une hausse de 106.3 %, tandis que sur la même période, le CAC 40 All Tradable lui gagnait 142,5%.

CAC 40 All Tradable (SBF 250) vs CAC 40

 

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